Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 23:54

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        >>>>  Et puis alors –comme ne le démentirait pas l’ange Madame Boutrypède [51]-, c’est le rapport de forces total de celui qui manipulera le plus l’autre [52, AV note 13]. À ceci près que le discours de Madame Boutrypède ne touche quasiment pas aux cas douloureux des 75 000 femmes qui sont violées par an et des plus de 150 qui meurent sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon : il est vrai qu’elle cible avant tout le "dangereux psychique"©[52, notes 4,5]. En d’autres termes, elle est -comme beaucoup d’autres- l’ange messagère de la mauvaise nouvelle de la violence "psychologique"© : grâce à quoi –toujours comme beaucoup d’autres [53][54][55,com.3,4][56,com.2][45, notes 93,94]-, elle se fait le bon petit soldat [57] usant de la remarquable batterie de défenses anti-aériennes hommes du gentil docteur [58] : celui-là même sans lequel les anges seraient sans nul doute infiniment plus malheureuses, devenant les proies potentielles du premier proxénète venu [59] en ne sachant plus distinguer le méchant "dangereux"© du gentil non-violent  "psychologique"©. Naturellement, il serait regrettable d’évoquer l’arme en omettant ses munitions : que vaudrait la plus performante batterie de défenses anti-aériennes hommes sans le gentil mythe [60] qui lui sied : celui de la "lutte"© anti-violence par les "soins"© ? Car la violence sous toutes ses formes –y comprises les formes les plus "musclées"- est à présent une "pathologie"© : la bonne nouvelle de la mauvaise nouvelle est donc qu’à une exception près, elle se "soigne"©[61, note 94] comme on soignerait un mauvais rhume ! Cette nouvelle à double facette fait un véritable malheur chez nos anges. (On peut entendre "malheur" sous toutes ses acceptions…) 

Il arrive même qu’à l’occasion de la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », quelque éditeur y trouve son bonheur en assurant la promotion d’un témoignage poignant d’ex-violent repenti "guéri"© : « il y avait un monstre [13, APR note 149?] en moi »[62], voilà un titre magnifique qui déchire (à condition de ne pas déchirer le livre avec)… et ne s’invente pas. De même ne sera-t-il pas nécessaire d’inventer les réactions à l’article en ligne faisant l’éloge du monstre de l’ouvrage. Ainsi de celui-ci : « Toujours rien sur la violence morale féminine. 7 000 hommes sont poussés au suicides chaques années, deux fois plus que pour les femmes, qui compense leur faiblesse physiques par leur force morale, dont parfois elles abusent. » "Toujours rien", c’est là un peu le volet adverse de "ne bougent quasiment pas d'une année sur l'autre". Sauf que le dit volet adverse a pour ainsi dire la part belle : celui-là peut en effet réunir des chiffres fiables puisque se rapportant à des formes physiques de violence. Or, la violence qu’évoque ici le commentateur (dont on perçoit à raison un certain agacement…) est bien la violence morale, forme de violence ne laissant aucune trace clinique… autre que celle de l’auto-effacement –physique et définitif- de celui qui aura subi cet effacement moral dont une ange nous a récemment révélé que c’était la vraie définition de la violence [14, APR note 12]. De plus, notre commentateur oppose bien la violence morale à la violence physique de "7 000 hommes poussés au suicide chaque année, non la violence "psychologique"© : face à une réalité aussi morbide que celle du trépas, les concepts fumeux n’offrent plus de prise. La difficulté est néanmoins qu’il ne cite pas ses sources : d’où sort ce chiffre de 7000 hommes ? La violence morale n’est pas davantage palpable en aval qu’en amont : 7000 hommes n’ont pas nécessairement l’état d’esprit à rédiger une lettre d’adieu explicitant par le détail les raisons de leur geste fatal. Ce dernier étant consommé, ils ne sont plus là pour contribuer de quelque manière à la fiabilisation des chiffres les concernant : de l’extérieur, qui peut évaluer correctement de tels chiffres ? selon quels critères ? Les plus compétents [6, note 9/1] en ce domaine ne peuvent être… que les coupables de violence morale eux-mêmes : soit, très exactement ceux qui ont le plus grand intérêt à se blottir hardiment dans la violence cachée derrière des mots qui valent déni. « La loi punit toutes les formes de violences faites aux femmes » ? Fort bien : mais que dit la loi à propos des formes de violences faites aux hommes ? « La violence contre les femmes est l'un des crimes les moins poursuivis »[51] ? Fort bien : mais alors… quel est l’autre des crimes les moins poursuivis ? La violence contre les hommes ne vient-elle pas assez spontanément à l’esprit ?


       La violence morale n’est pas davantage palpable en aval qu’en amont… à une intéressante et notable exception : lorsque l’auteur lui-même de la violence morale craint d’être mêlé de trop près aux statistiques de "7 000 hommes poussés au suicide chaque année"… de si près que personne n’accepterait l’idée d’un suicide si celui-ci se produisait. Un ou 7 000 hommes à bout de violences morales -et donc poussés au suicide-, voilà qui est extrêmement difficile à prouver sans éléments tangibles d’un point de vue pénal : le suicide est souvent le crime parfait [63, notes 36,37]. Mais il ne l’est pas toujours. Ainsi, il ne l’est pas lorsque l’auteur de la violence morale est si proche du violenté que personne n’accepterait l’idée d’un suicide de celui-ci, tout le monde prenant instantanément en compte des circonstances particulières si évidentes de http://img209.imageshack.us/img209/5168/pendu2vb0.jpgpousse-au-crime que le pousse-au-suicide en perd instantanément toute crédibilité. Comme ne le démentirait pas l’ange qui nous a récemment informé de la vraie définition de la violence, l’expulsion [64, APR note 15] reste décidément un bon exemple de violence cachée derrière des mots qui valent déni [14, note 12]… hormis que celui-ci ne vaudrait plus rien s’il était immédiatement suivi d’un suicide. Ce qui conduit l’auteur de la violence morale à se tirer une balle dans le pied, par aveu implicite : sa violence cachée derrière des mots qui valent déni va se cacher dans un nouveau mot valant déni, se superposant aux premiers afin de tenter de les effacer. Autrement dit, afin de se soustraire au risque du suivi immédiat d’un suicide, il va immédiatement se cacher derrière… la "lutte"© contre le "suicide"©[63, note 44] : n’est-ce pas là apporter sa pierre à la "lutte"© contre la violence sous toutes ses formes [64][65] ? « La loi punit toutes les formes de violences… » : punit-elle les formes de violences induites par des hommes [66][63, notes 31,32] et anges [67][68][69] de loi hors-la-loi [70] assermentés ?  À ce jour, la réponse est négative : quel dommage que certains "suicidaires"© ne parviennent pas à effacer guillemets et autres ©…

       La bonne nouvelle de la mauvaise nouvelle était donc qu’à une exception près, elle se "soignait"© ; sachant que les velléités"suicidaires"© se "soignent"© également au sein d’établissements exemplaires de violence cachée derrière des mots survalorisant un "déni"©[71, note 28][12, notes 64 à 66] qui"justifie"©, in fine, le recours à leur usage, on ajoutera la violence physique à l’addition d’un menu déjà surabondant de violence morale : la loi punit toutes les formes de violences, mais elle peut poursuivre –et amplifier- les siennes en toute impunité [72,com.3]. Serait-elle née sans conscience… elle aussi ?
       "Elle aussi"… parce qu’il n’était pas question de laisser passer cette « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » sans un mot à propos de l’intervention d’une disciple de… Laura [54]. Il n’est pas davantage question d’infliger au lecteur la violence insoutenable de l’ensemble de son "Masque de Santé Mentale"©[73, note 26] : un simple digest rédigé à l’occasion de la « journée internationale » suffira à dévoiler cette exception qui ne se "soigne"©  pas, la mauvaise nouvelle n’étant donc pas même atténuée par une bonne [74]. Quand on voit cet article [75] on comprend très vite ce que ça veut dire : dès le titre, une éminente piqûre de rappel nous est fournie. Le "psychopathe"©[6, notes 38,39] n’est décidément qu’une sale bête [76, note 7]. Parce que la violence contre les femmes, aucun « vrai homme »[22, notes 261,269] ne ferait ça, qu’on se le tienne pour dit. Né sans conscience, il crèvera de même. Il existe de nombreux types de violences contre les femmes. Mais qu’on se rassure : seule l'une d'entre ellessera traitée ici : l’incontournable violence conjugale [0, APR note 51]… sur laquelle on revient décidément beaucoup, bien que la loi en punisse toutes autres formes et qu’il en existe de nombreux types. La violence conjugale, c'est lorsque l'un des conjoints (dans 98 % des cas, l'homme) exerce un contrôle [75] On ne s’attendait pas à établir la parité 50/50 un jour « d’élimination de la violence à l'égard des femmes », non ? 98 % des cas chez l’homme, point barre : le premier qui rechigne sera considéré comme si "psychologiquement"© violent que la rédaction "scientifique"© se réserve la possibilité de faire grimper le taux jusqu’à 99,9 % si nécessaire.


- Interdire à sa conjointe de voir ou parler à des amis, sa famille, d'autres hommes
- Critiquer ce que fait ou dit sa conjointe ou son physique
- Imposer à sa conjointe sa façon d'agir, de se comporter
- Bloquer l'accès aux ressources financières du ménage
- Etre insultant, violent envers sa conjointe
- Violer sa conjointe.
[75]
Bien que selon l’usage grammatical, le masculin l’emporte sur le féminin, il est décrété à 98 % que :
1°) pour une « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », c’est le féminin qui l’emporte
2°) il n’est donc question que de
conjointe, surtout pas de conjoint (il est encore là, celui-là ? Il ne devrait pas y être [77, notes 115 à 117] !…)
3°) si le
conjoint persiste à être là, c’est un "psychopathe"©
4°)
interdire à un "psychopathe"© de voir ou parler à des amis, sa famille, d'autres hommes, c’est éviter que tout ce petit monde ne soit contaminé à son contact par la gangrène "psychopathique"© : aussi est-il "prudent"©[78] de ne pas lui interdire explicitement… mais d’avertir discrètement des amis, sa famille, d'autres hommes de sa grave "psychopathie"©
5°)
critiquer ce que fait ou dit un "psychopathe"© coule de source : cette sale bête fait ou dit n’importe quoi ; on en viendrait presque à s’étonner qu’il parle
6°)
imposer à un "psychopathe"© sa façon d'agir, de se comporter coule également de source : c’est précisément parce qu’il agit et se comporte mal [79] que c’est un "psychopathe"©
7°)
bloquer l'accès aux ressources du ménage [80, APR note 21][81, note 25] est bien entendu une priorité absolue si un élément dudit ménage est réputé "psychopathe"©
8°) il n’est ni
insultant ni violent de dire (et faire dire) d’un "psychopathe"© que c’est un "psychopathe"© : s’il ne constituait pas l’exception, on dirait qu’il est "malade"© et que cela se "soigne"© ; est-ce insultant ou violent de constater le diabète d’un diabétique ?
8°)
violer le "psychopathe"©[81, notes 25 à 30] est devenu une telle banalité qu’elle est intégrée comme normale [82, APR note 4], et que l’on préfère bloquer l’accès au verbe lui-même : après tout, la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », c’est jour de fête [83] !


Quand la violence est-elle acceptable ? [75]
Jamais. Toute atteinte à l'intégrité physique, mentale ou émotionnelle d'une personne doit être relevée par la victime, intégrée comme anormale et provoquer une réaction de remise en question de la relation. Que le conjoint ait bu, qu'il soit stressé ou énervé n'excuse en rien sa violence.
De plus, le "psychopathe"© n’étant pas une personne [84][85, notes 77 à 80], toute atteinte à son intégrité physique, mentale ou émotionnelle doit être intégrée comme normale… et sans plus attendre de réaction, mettre unilatéralement fin à la relation : de toute façon, un "psychopathe"© est incapable de remise en question. C’est dire que lui non plus n’est jamais acceptable.

 

[ NB : afin qu'il ne soit pas porté atteinte à l'intégrité mentale ou émotionnelle du lecteur, que celui-ci intègre que c'est très exactement par la question ci-dessous qu'intervient à présent la fameuse exception de la mauvaise nouvelle sans bonne nouvelle : ]
Les hommes violents peuvent-ils se faire soigner ? Sont-ils également des victimes ? [75]
S'ils sont psychopathes, aucun soin, cure ni programme ne pourra les faire changer. Ils sont nés sans conscience. Ils peuvent essayer de se contrôler quelque temps pour ne pas avoir d'ennui, mais le véritable changement est impossible.
S'ils sont "psychopathes"© ? Naturellement qu’ils le sont ! Le conditionnel n’est là que pour faire joli : la touche féminine, en quelque sorte. Là-dessus, aucun soin, cure ni programme ne pourra vous faire changer d’avis [86] : c’est jour de fête, oui ou non ? Sans compter que pour ne pas avoir d'ennui, cacher sa violence derrière des mots qui valent déni est impossible à éviter. Ainsi, avec un "psychopathe"©, plus même besoin d’attendre que la situation vienne à s'aggraver [75] : le forcer à quitter le domicile immédiatement. Il peut sembler que le choix et le libre arbitre de l’ex-personne ne soient alors ainsi pas respectés mais l’ex-personne étant en danger de mort et n'ayant plus les capacités mentales, physiques et émotionnelles pour réagir, il est du devoir de l'entourage d'agir à sa place [87, notes 94 à 115][88] (!). La connaissance de sa "psychopathie"© a retiré depuis longtemps tout droit au "psychopathe"© et apporte la croyance que l’homme (du moins, ce qu’il en reste) appartient à la femme qui dispose de lui comme elle le souhaite [75]. Mettons-nous à sa place : hors « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », elle ne se sent plus guère "en sécurité"©[89, AV note 26][80, note 16][81, note 31].


         La situation étant grave et désespérée, récapitulons-la brièvement :
1°) le
"psychopathe"© est un "psychopathe"© : on ne nous la fait pas, et lui encore moins. S’il n’est pas physiquement violent, on sait parfaitement qu’il essaie de se contrôler quelque temps pour ne pas avoir d'ennui : à la longue, cela finit par énerver [90, APR note 251] singulièrement le non-"psychopathe"© : en conséquence, dès lors qu’il est une chose très aisée pour celui-là de faire admettre (à soi-même ou aux autres) d’être "psychologiquement"© battu [75], le "batteur"© est redéfini conceptuellement [76,6] comme étant d’une insoutenable violence "psychologique"©
2°) en dépit d’une accumulation effrénée de redéfinitions conceptuelles sur le dos du
"psychopathe"©, il faut bien constater que ce galopin [91] a raté son "suicide"©.


Conclusion particulière au sujet de l’article cité :

il serait nettement moins sot (et moins énervant) de ne pas dépenser autant d’énergie et de temps contre le "psychopathe"© : sitôt qu’il a été "détecté"©, il est du devoir du non-"psychopathe"© d'agir, en sortant incessamment le fusil [92] de son râtelier, puis de tirer sans sommation [93,8] (celle-ci est inutile, le "psychopathe"© n'ayant plus les capacités mentales, physiques et émotionnelles pour réagir). Inconvénient, si le tireur est une ange (98 % de chances) : il sera moins libre de fêter dignement la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes ». Avantage : il s’est libéré du "psychopathe"© sans subir les ennuis énumérés plus haut.


Conclusion générale au sujet de l’article présent :

Les journées de la gentillesse [19][20] et de la tolérance [21][22, APR note 131] s’accordent si bien ensemble qu’il peut sembler que le choix de les jumeler en une seule journée soit respectable. Le 13 novembre (ou le 16, au choix) étant ainsi libéré, on pourra alors lui accoler quelque autre vertu, pourvu que celle-ci soit consensuelle et pure de toute cochonnerie psychique. Si la démarche est remplie de succès (et si on désire par ailleurs développer ses capacités mentales, physiques et émotionnelles pour faire la fête), il devient légitime de s’enhardir à d’autres jumelages. Prenons par exemple la « journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes » : eu égard à toute la matière qui vient d’en être abondamment remuée, son jumelage avec la journée du 19 novembre [94] ne s’impose-t-il pas sans la moindre violence ?…

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Par Michel de Tiarelov - Publié dans : Psyché brise la glace
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